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L’énergie en mouvement

LA MÉDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE (M.T.C.)

Ce que l’on appelle aujourd’hui Médecine Traditionnelle Chinoise est un vaste ensemble de techniques reposant sur une vision de la vie dans l’univers : « le Tao »

1. INTRODUCTION

Comme dans beaucoup d’autres cultures, les premières pratiques médicales remontent à la période préhistorique, elles soignent avec des plantes et quelques autres techniques diverses dont nous n’avons que peu de traces, comme par exemple les incisions crâniennes.
Depuis le néolithique, des approches médicinales variées se succèdent. On peut ainsi mentionner :

  • La thérapie liée à la divination, interrogeant sur les causes et les remèdes, sur des ancêtres ou des divinités offensés.
  • La magie et la sorcellerie.
  • Les exorcismes, charmes religieux, incantations tout particulièrement dans le Taoïsme religieux.
  • Le chamanisme.
  • La médecine populaire, rebouteux et remèdes de grand-mère.
  • La médecine bouddhiste venue des indes

Les textes anciens, antérieurs aux premiers écrits médicaux, font d’abondantes mentions de pratiques et de recettes dites populaires. Elles se distinguent souvent mal de la sorcellerie, de la magie, du chamanisme, de recettes empiriques ou populaires. Souvent propres à traiter des maladies spécifiques à une région et transmises de génération en génération. Ces diverses méthodes se succèdent au fil du temps, certaines disparaissent et d’autres perdurent encore actuellement. Ainsi certains des remèdes populaires sont encore utilisés dans les campagnes et d’autres sont entrés dans la pharmacopée officielle compilée par des médecins lettrés.
La MTC évolue en fonction de son époque, liée aux changements socio-culturels et selon les dernières recherches cliniques. Traditionnellement la MTC se dit être « préventive ». Non pas pour dire qu’elle ne peut pas soigner les maladies déclarées, mais pour souligner qu’elle s’attache surtout à conserver l’Harmonie dynamique des souffles (Qi) et à restituer cette harmonie quand elle a été contrariée.
Au cours des siècles qui précèdent l’ère chrétienne, la pensée chinoise évolue de façon marquante et déterminante. Elle produit une vision du monde qui relie les êtres et les phénomènes. Ces corrélations ou correspondances, définissent les lois et leurs interactions, fixent les cycles de leurs apparitions, croissances, déclins et disparitions. La théorie du Yin- Yang et des 5 mouvements (Wu Xing) en rend compte.
Les lois et les cycles ainsi déterminés changent la vision magique du monde et permet d’expliquer les phénomènes qui régissent notre planète (éclipse solaire, marées…) ainsi que les phénomènes qui régissent notre corps (symptômes, pathologies…).
La MTC met chaque individu qu’elle traite à sa place dans l’univers et dans le monde des hommes ainsi elle permet de faire le lien entre les cycles de la nature et les cycles de l’homme.
Par exemple les mouvements des souffles et des liquides dans le corps sont analogues à ceux que l’on observe dans l’univers. Les liquides organiques, par exemple, se vaporisent vers le haut ou s’écoulent vers le bas comme les nuages s’élèvent dans le ciel et la pluie descend sur la terre.
Ce n’est pas une image, c’est la réalité du mouvement vital. Ce n’est pas de la poésie, c’est de la physiologie, car ce qui produit et anime l’homme est ce qui produit et anime tous les êtres et phénomènes qui peuplent l’univers.
Attention, il ne s’agit pas de concepts poussiéreux et superstitieux. La physique et la science modernes utilisent de plus en plus ces notions ou confirment régulièrement leur bien fondé.
En fait de plus en plus de scientifiques redécouvrent aujourd’hui ce que les sages chinois avaient découvert il y a 3000 à 5000 ans en observant la Nature.


2. LES DYNASTIES

  • Xia (2207-1766 avant J-C)
  • Shang (1765-1122 avant J-C)
  • Zhou (1121-221 avant J-C)
  • Qin (221-206 avant J-C)
  • Han (206 avant J-C à 220)
  • Les 3 royaumes (220-265)
  • Nord et Sud (420-589)
  • Sui (589-618)
  • Tang (618-907)
  • Song du nord (960-1127)
  • Jin (1115-1234)
  • Yuan (1271-1367)
  • Ming (1368-1644)
  • Qing (1644-1911)

3. LES PREMIERS ECRITS MEDICAUX

Les plus anciens textes que nous ayons sur la médecine chinoise sont des manuscrits découverts dans des tombes et qui datent de la fin du 3ème siècle et du milieu du 2ème siècle avant J-C. Les écrits étaient inscrits sur des carapaces de tortue et des os.
La tombe de Ma Wang Dui contenait la plus importante collection de ces textes. Ils nous livrent des noms de maladies, des remèdes sous forme de recette, la description de 11 méridiens, partagés en 3 différentes qualités de souffle Yin et de souffle Yang, réparties en bras et jambes, ainsi que les signes qui annoncent la mort.
D’autres manuscrits traitent de diététique et de jeûne, de l’art d’entretenir la vie cher aux taoïstes, de la sexualité, de la gestation, de l’accouchement, d’exercice physique illustré par 44 postures travaillant et guidant le souffle.

A. LE CLASSIQUE DE L’EMPEREUR JAUNE

A partir des Han (221 avant J-C – 220 après J-C), une présentation plus cohérente s’élabore autour d’une doctrine qui se forme à l’image de la cosmologie, qui se systématise autour du Yin-Yang et des 5 éléments, et qui porte la marque de l’organisation sociale et politique du temps.
Ces textes, en partie réécrits et édités postérieurement, sont réunis en diverses compilations, dont la plus célèbre est le classique interne de l’empereur jaune « Huang Di Nei Jing », comprenant les simples questions « Su Wen » et le pivot spirituel « Ling Shu ».

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